A l’occasion du lancement du second album de Mashrou’ Leila intitulé ‘El Hal Romancy’, le 29 juillet à l’hippodrome de Beyrouth, le groupe nous parle des particularités de l’album, des préférences et de l’influence de la ville de Beyrouth sur sa musique.
Comment votre musique et style ont-ils évolué dans votre nouvel album ?
Notre deuxième album - qui est plutôt un EP (Extended Play) - est une continuation du premier. Il représente tout ce que nous avons vécu et appris en musique durant ces deux dernières années. Nous avons eu la chance de l’enregistrer, de le mixer et de le produire nous-mêmes, avec beaucoup de liberté, sans contraintes de temps ou d’une boîte de production. C’est un album très personnel et intime. Il traite de sujets beaucoup plus délicats que le premier, dans la mesure où nous parlons de nos expériences personnelles à Beyrouth et que nous transmettons à travers des personnages et des ambiances très particulières.
Comment Beyrouth vous inspire-t-elle ?
Il est impossible que Beyrouth n’ait pas d’impact sur notre musique car nous y vivons presque tous. Même si nous n’en parlons pas explicitement dans nos nouvelles chansons, Beyrouth est toujours présent, d’une certaine façon, à travers notre musique ou à travers l’un des personnages de nos chansons.
Envisagez-vous des tournées de promotion du nouvel album ?
Nous allons bientôt à Amman, puis à Amsterdam, à New York et à Montréal. Nous reviendrons ensuite donner des concerts dans la région (Egypte, Tunisie, Maroc, Turquie…)
De nouvelles collaborations ?
Nous avons expérimenté de nouveaux instruments et sons dans ce dernier album, notamment avec une ‘string section’ composée de sept jeunes violonistes et violoncellistes qui nous avaient accompagnés lors d’un concert bénévole pour l’association Scora, ainsi qu’avec une chorale d’enfants qui nous ont prêté leurs voix dans le morceau ‘Wajih’.
Quelles sont les villes où vous vous êtes produits depuis la sortie de votre premier album ?
Nous nous sommes produits dans une vingtaine de villes dont Beyrouth - bien sûr -, Saïda, Tyr, Zahlé, Deir el Qamar, Jbeil, Jounieh, Novi Sad, Doha, Dubaï, le Caire et Amman. Il est inutile de rappeler combien notre expérience à Byblos nous avait touchés et combien on aimerait y retourner. Mais la ville qui nous a le plus marqués est sans aucun doute le Caire. C’est une des rares fois où nous avons senti que l’on ne jouait pas devant des amis ou la famille. Des centaines d’inconnus connaissaient les paroles de nos chansons, sans exception, et nous avaient réservé le plus chaleureux des accueils. La liste des destinations de notre to-do list est infinie, nous espérons en visiter un maximum durant les années à venir.
Mashrou’ Leila en concert
Hippodrome de Beyrouth
Vendredi 29 juillet 2011 à 20h00
(01) 999666
www.mashrouleila.com
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