La production artistique de Kesrouani, pendant les vingt dernières années, illustre clairement la raison qui rend ses photos d’une familiarité si évidente et en même temps, d’une puissance si étrange. A travers chaque photo, il fait passer un style qui n’est jamais plat ou inerte.
En peinture, l’esthétique tapageuse de Kesrouani est certainement jeune et rebelle, mais elle suggère aussi une prise de position plus complexe et nuancée qui porte un aspect politique. Il reconstruit un monde, qui semble de toute évidence vrai : un monde de relations humaines compliquées, d’émotions conflictuelles, et d’actions impulsives. Rencontre avec un perfectionniste.
Votre mot préféré ?
L'autodérision.
Le dernier spectacle auquel vous avez assisté ?
'Babel' à Beiteddine.
Le son, le bruit que vous aimez ?
Le son d'une trompette et le bruit d'une eau qui ruisselle.
Votre destination préférée ?
L'inconnu.
Collectionnez-vous quelque chose ?
A travers la photographie, je collectionne des fragments d'une vie.
Comment aimeriez-vous mourir ?
Dormir et ne plus me réveiller.
Votre chanson coup de cœur ?
‘What's New?’ de Clifford Brown.
Des projets pour la rentrée ?
Un long voyage, deux expos en préparation et peut-être un nouveau livre.
Un personnage que vous auriez aimé être ?
Mon opposé... histoire d'essayer.
Cinq mots qui vous décrivent le mieux
Anxiété - Franchise - Obstination - Paresse - Perfectionnisme.