Tinta Negra, un espace dédié à la culture hispanique
Le 06/06/11
Tinta Negra ouvrira ses portes à Mar Mikhael ce mardi 7 juin. L’espace se présente tout autant comme une librairie et une galerie entièrement spécialisée dans la culture hispanique. Pour vous donner un avant-goût, l’Agenda Culturel s’est entretenu avec sa propriétaire Nada Ziadé.
Dès la deuxième semaine de juin, un nouvel espace culturel ouvrira ses portes à Mar Mikhael, tout près de Papercup. L’enseigne porte le nom de Tinta Negra, ce qui en espagnol veut dire 'Encore noire'. Une enseigne espagnole, parce que Tinta Negra est un espace entièrement dédié à la culture espagnole et latino-américaine.
Nada Ziadé a eu l’idée d’ouvrir cette librairie/galerie depuis juin de l’année dernière. Mais, en fait, ce projet lui tient à cœur depuis longtemps, sans qu’il ait des contours bien définis. Nada Ziadé est une passionnée inconditionnelle de l’Espagne, de la culture espagnole. Elle se sent presque investie de la mission de faire découvrir au public libanais cette culture, dans ses multiples facettes, tout aussi bien en littérature, qu’en art, ou en musique. Il ne s’agit pas non plus de se limiter à la culture hispanique que les gens connaissent ou aiment déjà, le but étant de mettre en valeur une scène artistique espagnole, riche, moderne, contemporaine.
Tinta Negra, la librairie
Tinta Negra la librairie proposera une sélection étudiée et diversifiée : littérature, ouvrages académiques, livres d’art. Il y aura tout aussi bien des romans en espagnol que des traductions d’auteurs hispaniques en français et en anglais. Seront disponibles également des livres d’auteurs francophones traduits en espagnol, à l’instar d’Elias Khoury, d’Amin Maalouf. "Je ne m’adresse pas seulement à ceux qui maîtrisent l’espagnol, mais à tout lecteur qui a envie de découvrir une culture différente". L’une des particularités de Tinta Negra est de rassembler ces ouvrages dans un même endroit, tout en proposant de vous guider dans votre choix. Nada Ziadé est imprégnée de culture espagnole, de par sa passion d’abord, de par ses lectures, de par ses voyages fréquents à Madrid, de par son réseau de connaissances et d’amis sur la scène artistique espagnole, de par ses connexions avec la communauté hispanique au Liban. Autant d’éléments qu’elle a notamment développé lorsqu’elle était en charge des activités culturelles à l’Institut Cervantes, durant neuf ans. Un an à peine plus tard, Nada Ziadé se rend compte qu’il est impossible que sa passion dévorante pour l’Espagne soit une simple parenthèse dans sa vie. L’idée de Tinta Negra naît et se développe.
L’art dans tous ses états
Du côté de Tinta Negra la galerie, il y aura pour le moment une sélection de lithographies d’artistes espagnols car Nada Ziadé estime que la lithographie est une œuvre accessible d’un grand artiste, en prenant comme exemple le plus grand musée d’art contemporain à Madrid, Reina Sofia. La lithographie ne sera qu’une première étape. Plus tard, elle compte se concentrer également sur la photographie, un art de plus en plus répandue en Espagne. Le pays organise d’ailleurs le festival Photo España considéré comme l’un des trois plus grands festivals du genre dans le monde.
Mis à part les livres et l’art, Tinta Negra propose également une variété de CD triés sur le volet. Encore une fois, il s’agit de faire découvrir une nouvelle facette de la culture espagnole, peu répandue au Liban, tout en n’étant pas très élitiste, afin de "de montrer le côté moderne et contemporain de l’Espagne".
Le projet n’est encore qu’à ses débuts. Le temps de défricher le terrain, Nada Ziadé pense déjà à élargir d’autres aspects artistiques, comme le cinéma, un choix de DVD, l’organisation de petits concerts, de signature de livres, de rencontres… Elle pense aussi à établir des collaborations avec l’Institut Cervantes, l’Ambassade d’Espagne et les ambassades latino-américaines, son projet étant réellement complémentaire. Restez à l’affût !
Nayla Rached