Alors qu’elle publie son 2e roman « Comme je me veux » chez Hello Editions, Céline Khoury Farah répond aux questions de l’Agenda Culturel.
Dans « Dérangée » votre premier roman, vous évoquiez les tourments d’une adolescente en manque de repères. Dans « Comme je me veux » vous abordez la transidentité ?
Oui, en effet. Et j’aborde la dynamique familiale autour d'un mineur transgenre, en explorant davantage les vécus respectifs des parents, plutôt que le cheminement du jeune. Peu familière avec ce thème, j’ai voulu creuser le sujet suite à une discussion avec une amie. Alors, pour mieux comprendre la dysphorie du genre et ses ramifications, j’ai approfondi mes lectures et cette quête d’information s’est peu à peu transformée en projet d’écriture.
Le malaise des jeunes et la dynamique familiale sont des sujets qui vous sont chers ?
L’adolescence s’accompagne de questionnements multiples qui aident à la construction personnelle, et les facteurs externes viennent souvent modeler ou perturber ce développement. Ce sujet me passionne.
Dans dérangée, je me suis plongée dans les émotions noires d’une ado évoluant dans une sphère familiale dysfonctionnelle. Dans la même veine, comme je me veux aborde la psychologie des adolescents à partir d’un angle singulier, afin de mieux les comprendre dans leur sphère tout comme dans la société dans laquelle ils évoluent.
Vous considérez l’amour des parents envers leurs enfants inconditionnel en dépit de toutes circonstances ?
L’amour est un thème complexe, la parentalité également. Les enfants tissent leur vie affective future, en se basant sur un amour parental qui peut être intense, variable, fragile, voire inexistant. Dans certains foyers, l’amour peut ne pas du tout être une évidence.
Alors que certains prônent l’existence de l’amour parental inconditionnel, je considère que ce n’est pas la norme. Les parents sont rarement dans une abnégation totale et attendent souvent en retour de la reconnaissance, une réciprocité affective, un intérêt financier ou autre, conditionnant alors cet amour.
Que faut-il vous souhaiter ?
De continuer à encourager mes enfants dans leurs lectures et me passionner d’un nouveau sujet pour me lancer dans un troisième roman.
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